vendredi 17 mai 2013

Muang Khua : le treck

Un nouveau pays et c'est reparti pour deux jours de treck dans les montagnes!


Pour apprécier un treck à sa juste valeur, commencer par prendre un minibus surchargé (après une discussion très animée, nous en venons au nombre de 35 passagers environ!). Voilà qui est fait, à présent prendre le bateau le moins stable possible pour traverser la Nam Phak. Garder le sourire tout va bien, mais surtout ne pas trop bouger! Une fois le pied posé sur la terre ferme, l'aventure commence réellement!
Après quelques minutes de marche, nous avons fait la rencontre d'un premier paysan, notre guide Boun Ma nous traduit : " Que viennent faire deux jeunes filles modernes comme vous, qui ont tout le confort à la maison, dans nos montagnes?"... Vous vous doutez de notre réponse : "Oh my goooodddd!!!! Un vrai paysan laotien qui nous parle!! On peut le toucher? On peut le prendre en photo??!". Comme vous vous en doutez, ceci est une boutade, notre vraie réponse a été la suivante : "Nous éprouvons le besoin de partager, de découvrir et d'apprendre du monde qui nous entoure. Nous souffrons d'un manque intellectuel et culturel profond. Nous avons une soif d'apprendre comme le veut la tradition enseignante depuis des siècles et des siècles." Et pour de vrai : "Ben heu...On aime bien s'balader, voir de beaux paysages et rencontrer les gens du coin pour échanger avec eux. Et on est vachement contentes d'être là!".

Notre balade s'est poursuivie par une quinzaine de traversées de rivières. C'était notre première rando en flip-flap (tongs pour ceux qui ne suivent pas!). A midi, nous avons atteint le premier village et avons fait une pause déjeuner. Nous étions les stars de la journée et l'objet de toutes les curiosités. Tout le village a défilé devant nous pour voir les créatures de rêve que nous sommes!! Après deux shooters d'alcool de riz (car nous avons refusé les suivants...), nous avons mangé le repas gentiment préparé au feu de bois par notre guide. Agglutinés aux fenêtres les enfants nous observaient en silence.

Les enfants du village intimidés au départ, puis de moins en moins...
 
 Les jumeaux!
 
On ne coupera pas à la tradition : un puis deux verres d'alcool de riz!
Ils ont terminé la bouteille, entre hommes!
 
Notre premier repas dans un village laotien
 
Agglutinés on vous dit!
 
Le kit pour cuisiner!
 
 
En début d'après-midi, le ventre bien rempli et les jambes lourdes nous avons continué notre ascension dans la jungle hostile : après avoir dégainé sa mâchette pour nous frayer un chemin, le guide nous a parlé de l'éventualité de croiser un ours noir d'Asie, un tigre, un boa ou des serpents venimeux. Mais... Les ours n'attaquent que pour défendre leur petit, les tigres n'utilisent pas les chemins tracés par l'homme, les boas ne se déplacent que "lentement" dans les rivières, quant aux serpents venimeux, Boun Ma y faisait très attention!!! Nous étions rassurées...

"Ha bon, des ours? Et des tigres? hein-hein... Et des boas?! Intéressant...
Mymy, faut qu'on parle!!!"
 
La montagne laotienne

 
Vers 17h, nous sommes arrivés dans le village où nous passerons la nuit : les maisons sont construites en bois sur pilotis, le sol est en terre battue, les cochons, les vaches, les poules se promènent à leur guise et tentent quelques intrusions dans les maisons. One nous a accueillis chez elle dans sa grande maison. Au rez-de chaussée une pièce sert à entreposer les affaires. A l'étage, c'est la chambre. Dans une annexe, il y a la cuisine avec le feu de bois et une estrade sur laquelle on mange. Dans un coin se trouve la réserve d'eau (qu'il faut aller chercher à la source, à 25 minutes de marche).

Une des maisons les plus équipée du village
 
L'électricité vient jusqu'aux villages les plus reculés grâce à des petites centrales hydro-électriques chinoises. Autant vous dire que tout n'est pas encore au point pour que chacun ait l'électricité chez soi à toutes heures de la journée.
 
 

Au dîner : riz collant préparé avec soin par One, poulet saigné devant nos yeux par Boun Ma et légumes. Un bon repas partagé, assis en tailleur autour de la table en bambou. Ici, pas d'autre choix que les baguettes... Heureusement que nous avions de l'entraînement avant!! Et pour le riz collant, il y a juste besoin de ses mains.

Préparation du riz collant par One

Stockage du riz dans de magnifiques petits pots en bambou tressé

Pauvre petit poulet... son heure est venue!

 Et voilà!
 
Au coucher du soleil
 
 
Après toutes ces émotions, nous avons dormi comme des bébés sur des matelats fins posés au sol.
 
Au petit-déjeuner : riz collant, restes de la veille, légumes dont on ne connaît pas les noms, bouillie de légumes dont on ne connaît pas les noms pimentée, omelette (cuisinée juste pour nous...), oiseaux fumés. Un délice!!

HUMMM!!!

 
Avant le départ, One a bien fait comprendre à Mymy que son tee-shirt lui plaisait fortement... C'est donc avec plaisir que Mymy lui a offert. En effet, nous avons passé une très agréable soirée avec elle. Nous avons pu communiquer, notamment par signes, nous avons rigolé, elle nous a laissé observé ses manières de faire et a pris soin de nous. Nous ne l'oublierons pas!!

Noé, Mymy, One

 
Mymy aurait aussi pu laisser son chapeau...

Et Noé ses lunettes!
 
Notre guide et un autre poulet!

Nous avons ensuite repris notre route à travers la forêt et les rizières. En chemin, nous avons eu une légère frayeur. Contre toute attente, ce ne furent ni les ours, ni les tigres, ni les serpents qui nous attaquèrent mais... les buffles!!! Nous nous sommes retrouvées coincées sur un sentier avec derrière nous un buffle agacé et devant nous trois buffles prêts à se battrent. Mais heureusement notre guide était là : run! run! quickly! quickly!!! OK, merci du conseil. Heureusement, nous n'étions pas les femelles convoitées, tout s'est bien terminé.

Il paraît paisible, mais méfiez-vous!!
 

Les paysans utilisent la culture sur brûlis... Des parcelles de bois sont brulées pour produire de l'azote. Les femmes coupent le bois restant et ensuite on y cultive du riz. La parcelle est utilisée une fois dans l'année et laissée en friche pendant 25ans.

Dernière étape : le pont flottant!

 

jeudi 16 mai 2013

Sabaai-dii !!

Comme vous pouvez le constater nous sommes maintenant au Laos! Et pour y arriver ce ne fut pas une mince affaire!
Lundi 6 mai, départ de Dien Bien Phu à 5h du matin, mais avec la musique à fond et les lumières discos, impossible de terminer notre nuit! Nous avons atteint la frontière à 7h pétante! Une demi-heure après nous étions autorisées à sortir du Vietnam, mais pas encore à entrer au Laos... Quelques kilomètres plus loin, les garde-frontière laotiens nous attendaient non-chalamment : présentation des passeports, paperasses à tout-va (on s'applique grave! Les maîtresses qui someillent en nous resurgissent!), ensuite à eux de fournir le boulot (ils s'appliquent grave! peut-être sentent-ils le regard des maîtresses derrière eux! Ils recopient 3 fois les mêmes informations sur 3 registres différents (on vous raconte pas les archives!)). Au Laos, l'expression "tout travail mérite salaire" est de mise : frais de prise de température, frais de douanier, frais de collage de timbre fiscal!
 
Bienvenus au Laos!

Pour un réveil disco, prenez le bus laotien!
 
Mymy ne se laisse pas déstabiliser pour remplir ses papiers!
 

lundi 13 mai 2013

Là-haut dans la montagne!

Sapa

Après notre épique trajet en bus, nous voilà arrivées à Sapa. Premier réflexe : trouver un endroit pour le p'tit dèj' "tiens-tiens "baguettes et chocolat", mais qu'est-ce que ça peut bien être?!". Adorant déguster les produits locaux, nous sommes entrées juste pour tester!! Et... nous y sommes retournées les deux jours suivants!

Sapa est une ancienne station climatique créée par les Français, ce qui l'a rendue très touristique. Il y a de nombreuses randos à faire et c'est un lieu privilégié pour rencontrer les minorités ethniques. Nous avons donc fait comme tous les touristes (puisque nous sommes des touristes, pendant un an certe, mais des touristes quand même) randonné dans la vallée de Lao Chai accompagnées d'une guide locale et tout plein d'autres touristes!! C'était très sympa, très beau, très intéressant (nous nous sommes couchées moins bêtes ce soir là... comme tous les soirs depuis le 10 septembre... Non de Diou... C'qu'on doit être intelligentes maintenant!! Et ça, c'est pas une blague!).


La place principale de Sapa fourmillant de vendeuses Hmongs
 
Des vendeuses sous des parapluies (perspicaces ces commentaires!)
 
Une petite balade sur un buffle?
 
Mymy entourée de femmes Hmongs
 
Les rizières de Sapa
 
Les rizières de Sapa bis
 
Le magnifique travail des femmes Hmongs
 
Une ingénieuse machine pour battre le riz!
 
"Ha qu'elles sont jolies les filles de mon pays!"
 
Mymy fait des achats!
 
Non, nous ne traumatisons pas les enfants!
 
Les 3 petits cochons cherchent le frais!
 
Les rizières de Sapa ter
 
"Ha qu'elles sont jolies les filles de mon pays!"
 
Les femmes Hmongs aiment papoter... Comme toutes les femmes du monde!
 

Bac Ha

Les touristes ça va 5 minutes, mais nous, on aime bien être toutes seules, sans rien ni personne! Enfin tout est relatif! Bien entendu! C'est pourquoi, après Sapa (oui Sapa bien, et vous??! (blaguounette de Sophie que nous voulions absolument placer pour lui prouver qu'on l'aime très fort!!)) Donc, nous disions, après Sapa, Bac Ha! Une petite bourgade à 80km de Sapa (4h de route!!) fort sympathique, réputée pour ses jolis paysages et son marché dominicale.

Nous avons bien failli passer une journée dans notre chambrette à déprimer seules, sans rien ni personne, à regarder la pluie tomber! Mais le soleil a refait surface et nous sommes parties avec notre sauveur de guide pour une superbe rando de 4h30 dans les rizières, les montagnes et les petits villages typiques. Nous étions vraiment contentes de ce dénouement heureux! Nous avons rencontré beaucoup d'enfants qui se sont découverts, parfois pour la première fois, en photo! C'étaient de très beaux moments de partage pour nous.

Nooon, nous ne traumatisons pas les enfants!
 
Les magnifiques paysages de Bac Ha ainsi qu'une jolie petite maison en torchis (tige de riz + bave d'escargot + glaise!)
 
Un mignon petit buffle en pause déjeuner!
Epoustouflant, hein?
 
Incroyable, hein?
 
Admirables, hein?
Fini la pause déjeuner! Au boulot!
Une paisible famille rencontrée sur le chemin
 
 
RAS
 
Quelques troncs d'arbres, une pente, un jeu d'équilibre... Les petites Vietnamiennes aiment le risque!!
Mymy craque!
 
On joue à cache-cache?!
Noé craque!
 
 Noooon!!!On vous jure! On ne traumatise pas les enfants!!
 
 
Au marché de Bac Ha on trouve...


Du bleu, du rouge, du vert, du jaune, du blanc, du violet... Et tout un tas de gens occupés à vendre buffles, chiens, poulets, herses, paniers, habits traditionnels, riz, légumes...

Une femme appartenant à l'ethnie des Hmongs fleurs

Ca papote dur!
 
A table!

"toubli pa le ri colan, lé banane é le balo 2 foin pr le bufl. JTM"

Les Vietnamiennes n'aiment pas le soleil... Alors elles se couvrent de la tête aux pieds! Il ne faut surtout pas prendre le risque de bronzer!
 
 
Les P'tits + qui font qu'un voyage reste inoubliable!

- Les infos obligatoires de 6 à 8h, de 12h à 14h, de 16h à 18h : à fond dans les hauts-parleurs répartis aux quatre coins du village! En Indonésie c'était l'appel à la prière, au Vietnam ce sont les infos! A chacun son truc!

- L'oubli de nos passeports : et oui, ça peut arriver à tout le monde, et alors??! On a juste fait demi-tour et tout s'est arrangé (une à deux heures de trajet en plus en bus... On est plus à ça près!! Et puis d'abord, on adore faire rire les Vietnamiens!). On ne nous y reprendra plus : nos passeports resteront au chaud dans nos sacs!

Après tout ce périple, petit réconfort...
Mais une erreur s'est glissée dans la photo. Laquelle??

- L'inoubliable trajet Sapa - Diem Bien Phu : 8h de route dans la montagne (déjà ça, c'est un exploit!) dont 3h sur une route en travaux au bord d'un ravin. Ajoutons qu'il s'est mis à pleuvoir quand on a entamé la piste. Nous n'avons jamais autant été secouées! Nous avons croisé trois bus embourbés, applaudis notre chauffeur lors d'un passage délicat et sommes restées ébahies devant un passager qui dormait à poing fermé alors que nous étions balancées dans tous les sens! Heureusement l'ambiance était très bonne!
 
Et quelques insolites...
Internet est arrivé à Sapa...

A l'intérieur de la gare routière...

Encore un essai de café... Sans succès!

vendredi 3 mai 2013

Livrées à nous-mêmes...

Dans les hôtels de luxe tu n'iras plus!
Après de déchirants adieux, jeudi 25 avril, nous reprenons nos habitudes de backpackers. Les yeux remplis de larmes, chargées de nos énormes sacs à dos, nous passons les portes de l'auberge de jeunnesse d'Hanoï. Une musique d'enfer (Wooouh David on t'aime!!! Noooon! Pas toi, le Guetta!!), un bar plein à craquer, des bières à profusion, des blondes décolorées (pseudonymées "Blondasses" ou "poufs", ou encore plus communément appelées "jeunes filles en fleur qui se cherchent"), des blonds décolorés en marcel (oui messieurs, le marcel est de retour, sachez-le pour l'été qui va finir par arriver!) et des jeux intellectuels (LA course de grenouilles!!). Bref, enfin à l'aise, nous pouvons de nouveau nous épanouir!!

Même dans les auberges de jeunesse, nous rencontrons des gens sympatiques. A gauche, Sarah et Mymy, à droite, Noé et Amélie!
 
Karine et Noé dégustant un Lau (ou Hot-Pot)!
 
 
A Babe tu n'iras pas!
Vendredi 26 avril au petit matin, nous organisons la suite du périple : direction le lac de Babe dans le nord. Nous nous saisissons de notre arme fatal : l'ordinateur. Nous commençons par rechercher les transports locaux et les horaires. RIEN. Pour les obtenir, il faut aller à la gare routière à 13km d'ici... Nous partons donc nous renseigner auprès d'agences. Deux d'entres elles (parmi une bonne centaine à Hanoï!) sortent du lot dans le Lonely (notre bible!! Comme vous le savez déjà!). La première "n'habite plus à l'adresse indiquée", et la seconde est restée introuvable après deux bonnes heures de recherche... Quant aux autres : too expensive for us! ... Non, nous n'avons pas la poisse... C'est ainsi que nous décidons de nous rabattre sur les fameux bus locaux! C'est parti!! Maintenant nous choisissons notre hôtel : COMPLET-COMPLET-COMPLET... Oui, mais personne ne nous avait dit que c'était les vacances vietnamiennes. On est toujours les dernières au courant...
Bref, rien ne sert de s'acharner pour aller à Babe!
 
"Hélène, je m'appelle Hélène"
Tout le monde se souvient de cette merveilleuse chanson, mais qui aurait pu penser que nous l'entendrions dans un café vietnamien au petit-déjeuner et qui plus est chantonnée par le serveur... Pour nos ex-co-voyageurs, c'est le fameux serveur qui étudie à l'école des Mines à Douai! On en apprend des choses à l'école des Mines (Hein Justin??!)



"C'est les soooooooooldes!!!!!!!!!!!!"
Non en fait pas vraiment, ou bien, tous les jours au Vietnam. Mais bon, pour soigner un coup d'calgon* (vous savez bien c'que c'est vous les filles, hein?!), nous avons fait deux ou trois magasins... HAAAAAAAAAAAAA! ! ! ! ! Une crise d'achats compulsifs s'est abattue sur nous!!!!

* Abandonnées et coincées à Hanoï pour cause de vacances vietnamiennes (comme vous le savez déjà) (si vous suivez bien) (si vous ne suivez pas, vous n'allez plus rien comprendre) (mais concentrez-vous bon sang!) (ce n'est pas encore les vacances pour vous...).



A Sapa, en bus de nuit, tu iras!
Et quelle nuit! Que de rebondissements!
Pour commencer, imaginez-vous qu'ils ont réussi à caser des lits superposés dans un bus!! Incredible! Ainsi l'espace est optimisé, dans une largeur de bus, il y a huit lits! Il est donc préférable de n'être ni trop gros, ni trop grand et de s'entendre avec son voisin. Heureusement, Mymy et Noé s'emboîtent parfaitement!!
Pour continuer, nous avons sympathisé, dès notre arrivée, avec nos voisins. Deux jeunes Vietnamiens qui maîtrisaient parfaitement le langage des signes : "come on baby dans ma couchette, j'ai d'la place, on va s'tenir chaud!!". Nous n'avons pas osé accepter malgré leurs nombreuses tentatives tout au long du trajet... Mais il est vrai que c'était tentant sous les magnifiques couvertures léopards fournies par la compagnie!
Pour terminer, si la nuit fut agitée, ce ne n'est pas à cause de nos charmants voisins, mais plutôt en raison des nombreux virages, des arrêts toutes les 2 heures et de la musique vietnamienne à fond!!
 
Ben oui, généralement lorsqu'il y a des rebondissements, les photos sont floues!
 
 
Rendez-vous à Sapa pour la suite de nos aventures!